L’impact de l’activité physique sur la santé mentale


Attention breaking news : l’activité physique régulière est bonne pour la santé.


Bon, maintenant que vous avez pris le temps d’encaisser cette nouvelle ô combien inédite, sachez qu’en réalité le but de cet article est de vous amener de façon très subtile (ah non, pas si subtile que ça dites-vous ?) à considérer l’impact de l’activité physique sur la santé mentale.


En effet, lorsque nous entendons habituellement que bouger est bon pour la santé, il faut savoir que les bénéfices s’appliquent également à notre cerveau.

De nombreuses pathologies mentales plus ou moins sévères, comme la dépression ou la maladie d’Alzheimer, peuvent être prévenues ou atténuées grâce à l’activité physique.


Vous vous demandez sans doute comment l’exercice agit sur votre cerveau.


Pour comprendre les mécanismes à l’oeuvre, voyons donc ensemble l’état des connaissances du moment.


Des liens ténus entre métabolisme et cerveau


Si vous avez lu notre précédent article sur les neurotransmetteurs, vous savez désormais que votre corps réagit de diverses manières aux nombreux stimuli qu’il perçoit.

L’une des réponses les plus importantes de votre corps à l’activité physique est hormonale. L’effort musculaire s’accompagne en effet de profonds changements hormonaux.


L’endorphine ou la dopamine, par exemple, hormones du bonheur, sont quelques-unes des responsables de ce rapport, étrange aux yeux du néophyte sportif, que peuvent avoir certaines personnes avec leur activité physique (« Trop de sport ? Mais ce n’est que ma cinquième séance du jour 🥺»). Ces hormones peuvent effectivement créer une « dépendance » à l’effort, en poussant à rechercher le plus souvent possible cet état de mieux-être.


L’ocytocine, également libérée lors de l’effort musculaire, favorise quant à elle l’estime de soi.

Ces analgésiques naturels aident à dépasser la sensation de douleur mais peuvent également aider à diminuer le stress, l’anxiété ou encore la dépression légère.


Une étude finlandaise montre également que l’activité sportive améliore les fonctions cognitives (développement des cellules cérébrales). Une bonne chose donc pour ceux qui auraient tendance à oublier les réunions programmées dans leur journée 😉 !


Bien qu’elle ne se substituera jamais à un traitement ou à une psychothérapie dans les cas les plus sérieux, l’activité physique peut donc se révéler une précieuse alliée de la santé mentale et de la performance cognitive.

Mais au fait, tous les types d’activité physique se valent-ils ?


Les différents types d’activité physique

Il faut savoir que l’exercice physique au sens large inclut de très nombreuses choses ; allant de la marche au cours de cross-training en passant par le ménage.


Oui, oui, le ménage est considéré comme de l’activité physique. Donc la prochaine fois que vous attraperez votre aspirateur pour passer une matinée de folie à récurer les recoins de votre agréable logement, souvenez-vous que vous faîtes également du bien à votre corps et à votre cerveau (sans compter cette inégalable sensation de satisfaction lorsque l’appartement respire la propreté et que l’on n’ose même plus manger ou se déplacer par peur de salir à nouveau 😶).


Il existe d’ailleurs un moyen de mesurer les calories brûlées pour chacune de ces activités : c’est ce qu’on appelle les MET (Metabolic Equivalent of Task). Cela correspond au niveau d’énergie dépensé et à l’oxygène consommée pour effectuer chacune de ces tâches. En gros, ce sont les MET qui vous disent combien d’exercice vous devez effectuer pour brûler les calories associées à ce délicieux cookie ingéré quelques temps plus tôt (non, on ne culpabilise pas !).


Toutefois, si toute activité physique, quelle qu’elle soit, consomme des calories, toutes ne se valent pas en terme de mieux-être mental (ah ! je savais bien qu’il y avait anguille sous roche dans cette histoire).


En effet, selon les études effectuées, le bénéfice mental retiré reste plus important lorsque l’on s’adonne à des sports collectifs ou des activités physiques plus intensives.


De fait, il apparaît primordial de se demander…


Comment choisir au mieux son activité physique ?


Excellente question que voilà !


En effet, bouger, c’est bien. Bouger en faisant quelque chose qui vous plaît, c’est mieux. Tout simplement parce que si vous aimez le sport que vous faîtes, vous serez alors plus motivé pour en faire régulièrement et conserver cette habitude sur le long terme.


Se forcer à faire du sport peut fonctionner un temps… mais à long terme, il y a de fortes chances pour que la volonté s’amenuise et que prenne place la lassitude, quel que soit le degré de motivation de départ ou l’objectif.

Ainsi :

  • Si vous aimez les activités sportives en groupe ou en interaction avec d’autres personnes, privilégiez les sports collectifs ou d’opposition (football, badminton, tennis…) ou les small group training.

  • Si vous préférez vous entraîner seul, inscrivez-vous à la salle de sport, mais veillez à prendre les conseils d’un coach diplômé avant de vous lancer à corps perdu dans vos trainings.

  • Si vous aimez la nature, pourquoi ne pas privilégiez les randonnées, le vélo ou les marches sportives régulières.

En bref, ne vous contentez pas de faire du sport pour faire du sport. Tentez plutôt d’allier plaisir et activité physique. Ce faisant, vous boosterez au maximum les bénéfices pour votre cerveau en favorisant la libération d’hormones du plaisir et augmenterez du même coup votre estime de vous-même en constatant que vous êtes parvenus à garder ces habitudes nouvellement ancrées (auto-satisfaction).


Si l’entraînement ponctuel a des bénéfices constatés immédiats (détente et meilleure humeur), appelés « effet aigu », l’entraînement régulier, lui, a un effet chronique, menant à une amélioration générale et durable du mental.


Vous savez maintenant, s’il était encore nécessaire de le prouver, que l’activité physique est une part essentielle de toute bonne routine hebdomadaire. Mais vous avez désormais quelques raisons de plus de conserver ces bonnes habitudes sportives !


Bougez, votre corps et votre cerveau vous le rendront bien.


Sources :


https://www.cochranelibrary.com/cdsr/doi/10.1002/14651858.CD004366.pub6/abstract

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/bouger-ameliorer-le-cerveau_29226

https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0022399911001127

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